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mardi 24 juin 2014

La Rose et le Lys: La Rose et le Lys: La Rose et le Lys: LES APPARITIONS MARIALES EN FRANCE

La Rose et le Lys: La Rose et le Lys: La Rose et le Lys: LES APPARITIONS MARIALES EN FRANCE



Notre route se poursuit dans le Centre de la France très exactement à Pellevoisin.

                                L'église.                   
                                                                                     L'Eglise de Pellevoisin


En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette, né à Saint-Memmie en 1843, atteinte d’une maladie incurable, écrit, avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge . elle lui demande d’intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. Ce qui lui donne la sérénité complète, c'est le sacrement de l' Extrême-Onction: «Ce jour-là je devins plus calme et dis souvent: mon Dieu, vous savez mieux que moi ce qu'il me faut, faites ce qu'il vous plaira, seulement faites-moi faire mon sacrifice généreusement».. La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions de février à décembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde.

 Voici le texte intégral de la lettre d'Estelle à notre Sainte Mère septembre 1875 :


Ô ma bonne Mère, me voici de nouveau prosternée à vos pieds. Vous ne pouvez pas refuser de m'entendre. Vous n'avez pas oublié que je suis votre fille et que je vous aime. Accordez-moi donc de votre divin Fils la santé de mon pauvre corps pour sa gloire.
Regardez donc la douleur de mes parents, vous savez bien qu'ils n'ont que moi pour ressources. Ne pourrai-je pas achever l'oeuvre que j'ai commencée? Si vous ne pouvez, à cause de mes péchés, m'obtenir une entière guérison, vous pourrez du moins m'obtenir un peu de force pour pouvoir gagner ma vie et celle de mes parents. Vous voyez, ma bonne Mère, ils sont à la veille de falloir mendier leur pain; je ne puis penser à cela sans être profondément affligée
Rappelez-vous donc les souffrances que vous avez endurées, la nuit de la naissance du Sauveur, lorsque vous fûtes obligée d'aller de porte en porte demander asile! Rappelez-vous aussi ce que vous avez souffert quand Jésus fut étendu sur la Croix. J'ai confiance en vous, ma bonne Mère; si vous voulez, votre Fils peut me guérir. Il sait que j'ai désiré vivement être du nombre de ses épouses, et que c'est en vue de lui être agréable que j'ai sacrifié mon existence pour ma famille qui a tant besoin de moi.
Daignez écouter mes supplications, ma bonne Mère, et les redire à votre divin Fils. Qu'il me rende la santé si tel est son bon plaisir, mais que sa volonté soit faite et non la mienne. Qu' Il m'accorde au moins la résignation entière à ses desseins et que cela serve pour mon salut et celui de mes parents. Vous possédez mon coeur, Vierge Sainte, gardez-le toujours et qu'il soit le gage de mon amour et de ma reconnaissance pour vos maternelles bontés. Je vous promets, ma bonne Mère, si vous m'accordez les grâces que je vous demande, de faire tout ce qui dépendra de moi pour votre gloire et celle de votre divin Fils.
Prenez sous votre protection ma chère petite nièce, et mettez-la à l'abri des mauvais exemples. Faites, ô Vierge Sainte, que je vous imite dans votre obéissance et qu'un jour je possède avec vous Jésus dans l'éternité."
Estelle Faguette 


                                                               
                                                 Marie, Mère de Miséricorde
                                         
Mais auparavant la pauvre enfant, le soir du 14 février 1876, Estelle est épuisée; il est près de minuit. Un sinistre personnage «cherchant dans la nuit son butin» se présente au pied du lit de la mourante; il veut profiter de son extrême fatigue. Elle-même raconte:« Tout à coup, le diable apparut au pied de mon lit. Oh! que j'avais peur. Il était horrible, il me faisait des grimaces quand la Vierge apparut de l'autre côté de mon lit». 
"Marie porte sur la tête un châle de laine bien blanc.
Elle dit à Satan : que fais-tu là? 
ne vois -tu pas qu' Estelle est revêtue de ma livrée (scapulaire). Et toi Estelle ne crains rien, tu sais bien que tu es ma fille!" 

Lors de la deuxième apparition, 
Marie annonce trois évènements importants
Le premier: pendant cinq jours consécutifs, je reviendrai te voir;
Le second: samedi tu seras morte ou guérie;
Le troisième:si mon Fils te rend la vie, tu publieras ma gloire.
                                                                  Petite rose sur la surface blanche,

En l'honneur des cinq plaies de mon Fils
Estelle Faguette va recevoir la visite de Marie quinze fois au cours de l'année 1876.
Les cinq premières apparitions surviennent cinq jours consécutifs, et d'après la Vierge elle-même: «Tu souffriras encore cinq jours, en l'honneur des cinq plaies de mon Fils».

                                                                   Petite rose sur la surface blanche,
14 février 1876
 Marie se présente cinq fois au milieu de la nuit, juste avant minuit, les 14-15-16-17-18 février 1876. La présence de Satan qui avait été importante le 14, se fait plus discrète les jours suivants, de sorte que le 18, il est complètement absent. À l'inverse, pendant ce temps, la Vierge se fait de plus en plus maternelle: «Elle s'approche au milieu de mon lit».

Estelle : «je suis encore toute confuse des fautes que j'ai commises dans le passé, et qui à mes yeux étaient des fautes légères»,
Vierge Marie : «ces quelques bonnes actions et quelques prières ferventes que tu m'as adressées, ont touché mon cœur de mère, je suis toute miséricordieuse.»

Estelle est stupéfaite de voir que le peu de bien que l'on fait, compense l'ingratitude de nos fautes, à cause de la bonté de Dieu et de sa Mère miséricordieuse
                                                                     Petite rose sur la surface blanche,

J'ai reçu ta lettre, tu seras guérie
Dès le mardi 15 février 1876, Estelle apprend qu'elle sera guérie. Elle est si prête à mourir qu'elle est déçue de cette nouvelle:
- «Mais ma bonne Mère, si j'avais le choix, j'aimerais mourir pendant que je suis bien préparée».
- «ingrate, répond Marie, si mon Fils te rend la santé, c'est que tu en as besoin. Si mon Fils s'est laissé toucher, c'est par ta grande résignation et ta patience. N'en perds pas le fruit par ton choix».

                                                                    Petite rose sur la surface blanche, 

Le soir du 16 février 1876,
«Ces quelques bonnes actions et quelques prières ferventes que tu m'as adressées ont touché mon cœur de Mère; entre autres cette petite lettre que tu m'as écrite, au mois de septembre 1875. Ce qui m'a le plus touchée, c'est cette phrase: voyez la douleur de mes parents, si je venais à leur manquer; ils sont à la veille de mendier leur pain. Rappelez-vous aussi ce que vous avez souffert quand Jésus votre Fils fut étendue sur la croix. J'ai montré cette lettre à mon Fils

          
                                                                      Petite rose sur la surface blanche, 

 Le 14 février 1876 , Estelle s'entend dire: «si mon Fils te rend la vie, je veux que tu publies ma gloire».
Elle écrit dans ses mémoires: « J'étais si surprise, alors que je répondis vivement : mais comment faire? Moi, je ne suis pas grand-chose, je ne sais pas ce que je pourrais faire ».

                                                                       Petite rose sur la surface blanche,

Le 17 février 1876, Marie intervient : «Je n'ai pas eu le temps de dire comment faire? (...)Fais tous les efforts ».
À la cinquième apparition, le 18 février 1876, elle ajouta:«Si tu veux me servir, sois simple et que tes actions répondent à tes paroles. On peut se sauver dans toutes les conditions; où tu es, tu peux faire beaucoup de bien et tu peux publier ma gloire.
Ce qui m'afflige le plus, c'est le manque de respect qu'on a pour mon Fils dans la Sainte Communion, et l'attitude de prière que l'on prend, quand l'esprit est occupé à d'autres choses;
je dis ceci pour les personnes qui prétendent être pieuses». « Publie ma gloire; mais avant d'en parler, tu attendras l'avis de ton confesseur et directeur; tu auras des embûches, on te traitera de visionnaire, d'exaltée, de folle; ne fais pas attention à tout ceci; sois fidèle, je t'aiderai».


                                                                       Petite rose sur la surface blanche,  

 À la fin de l'apparition du 18 février 1876: je souffrais horriblement; mon cœur battait si fort que je croyais qu'il voulait sortir de ma poitrine. Mon estomac et mon ventre me faisaient aussi beaucoup souffrir; il m'était impossible de soulever la main droite. Après un moment de repos, je me sentais bien. J'ai demandé l'heure, il était minuit et demi. Je me sentais guérie, excepté mon bras droit».

                                                                        Petite rose sur la surface blanche,
 
 
 

 sixième apparition 1er juillet 1876
«Du calme, mon enfant, patience, tu auras des peines mais je suis-là».


                                                                          Petite rose sur la surface blanche,


septième apparition 2 juillet 1876
«Ne crains rien, sois calme».


                                                                            Petite rose sur la surface blanche,


huitième apparition 3 juillet 1876
«Je voudrais que tu sois encore plus calme».


                                                                              Petite rose sur la surface blanche,


9 septembre 1876
«Tu t'es privée de ma visite le 15 août ; tu n'avais pas assez de calme».  «Tu as bien le caractère du Français;  il veut tout savoir avant d'apprendre et tout comprendre avant de savoir». (Notre Sainte et Adorable Mère semble bien nous connaître ! ! c'est la réflexion personnelle de Lys !)


                                                                                 Petite rose sur la surface blanche,

15 septembre 1876
«Je tiendrai compte des efforts que tu as faits pour avoir le calme;  ce n'est pas seulement pour toi que je le demande, mais aussi pour l'Eglise et pour la France; dans l'Eglise, il n'y a pas ce calme que je désire» .


                                                                               Petite rose sur la surface blanche, 

Neuvième apparition 9 septembre 1876
«J'avais toujours vu cette petite pièce, sans savoir ce que c'était, car jusqu'alors je l'avais vue toute blanche. En soulevant cette petite pièce, j'aperçus un cœur rouge qui ressortait très bien. J'ai pensé tout de suite que c'était un scapulaire du Sacré-Cœur. Elle dit en le soulevant: "J'aime cette dévotion"


                                                                               Petite rose sur la surface blanche,


Douzième apparition  1er novembre 1876
la Vierge portait encore le scapulaire.

8 décembre 187 « Tu iras toi-même trouver le Prélat, et tu lui présenteras le modèle que tu as fait.
Dis-lui qu'il t'aide de tout son pouvoir,  et que rien de me sera plus agréable que de voir cette livrée sur chacun de ses enfants; ils s'appliqueront à réparer les outrages que mon Fils reçoit dans le sacrement de son amour. Vois les grâces que je répands sur ceux qui le porteront avec confiance et qui t'aideront à le propager.»


                                                                           Petite rose sur la surface blanche,


Effectivement l'archevêque de Bourges, Mgr de la Tour d'Auvergne, reconnut, le premier, le scapulaire le 12 décembre 1876. Par la suite Léon XIII fit de même. Estelle est reçue en audience par Léon XIII le 30 janvier 1900. Ce pape qui, entre le 1er septembre 1883 et le 8 septembre 1901 a publié 15 encycliques sur le Rosaire, est bien informé sur les évènements de Pellevoisin. Il en profite pour demander des précisions sur les allusions de Marie concernant l'Eglise et la France.

                                                                        Petite rose sur la surface blanche,


Le 4 avril 1900, trois mois après l'audience d'Estelle, la Congrégation des rites, à la demande du pape, autorise officiellement pour l'Eglise entière, le scapulaire du Sacré-Cœur, tel que la Vierge le portait à Pellevoisin; Benoît XV ajoute:
«Je crois que les origines sont bonnes et l'on peut et dire que Pellevoisin est un lieu spécialement choisi par la Sainte Vierge pour y répandre ses grâces».(17 octobre 1915)


                                                                        Petite rose sur la surface blanche, 

3 juillet 1876, à la toute fin de la journée, Estelle voit à nouveau la Sainte Vierge. Cette dernière arrive très tard et ne «reste que quelques minutes»; «je ne t'ai pas fixé l'heure à laquelle je devais revenir, ni le jour, je ne resterai que quelques minutes».
Marie semble arriver d'une réception importante et veut partager sa joie avec Estelle: «Je suis venue terminer la fête. Je ne savais pas quelle fête c'était. Je le demandai le lendemain à Monsieur le curé qui me répondit que c'était à Lourdes, le couronnement de Notre-Dame de Lourdes.»

                                                                         Petite rose sur la surface blanche,
un ex-voto
Dès la première apparition, le 14 février 1876, la Vierge signale qu'il faudra garder le souvenir de ces apparitions. En voyant la plaque de marbre blanc déposée devant elle, Estelle Faguette l'identifie comme étant un ex-voto, c'est-à-dire un témoignage de reconnaissance pour faveur obtenue.La première préoccupation d'Estelle, est de savoir où on placera cet ex-voto. «Mais ma bonne Mère où faudra-t-il le faire poser? Est-ce à Notre-Dame des Victoires à Paris, ou à Pellevoi...? Elle ne me donna pas le temps d'achever le mot Pellevoisin, qu'elle me répondit:
"À Notre-Dame des Victoires, ils ont bien assez de marques de ma puissance, au lieu qu'à Pellevoisin , il n'y a rien. Ils ont besoin de stimulants». 


                                                                         Petite rose sur la surface blanche,
 

Il y avait aux quatre coins, des boutons de rose d'or; dans le haut, il y avait un cœur d'or enflammé avec une couronne de roses, transpercé d'un glaive.Voici ce qu'il y avait d'écrit:  J'ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m'a obtenu de son Fils ma guérison entière.

                                                                               Petite rose sur la surface blanche,

L'humble Estelle Faguette est décédée à l'âge de 86 ans, elle repose dans le cimetière de Pellevoisin, non loin de la tombe du grand romancier Georges Bernanos. Sur sa tombe, deux mots: «Sois Simple».

                               Petite rose sur la surface blanche,                                                                            Petite rose sur la surface blanche,
                                                                                                                                                                             
                                                               Petite rose sur la surface blanche,  Petite rose sur la surface blanche,Petite rose sur la surface blanche,


                                                                         
  


Je remercie chaleureusement les sites qui m'ont permis de découvrir ce merveilleux lieu de pèlerinage et de pouvoir en faire profiter les visiteurs, croyants ou non, de cette page ! 
Il me semble que pour parler d'un sujet il faut avoir la curiosité de le découvrir auparavant, sinon rester neutre.  

dimanche 22 juin 2014

QUEL INVENTAIRE !

                        Petite rose sur la surface blanche,                     Petite rose sur la surface blanche,                 

Cet homme dit de bien bonnes vérités, à écouter attentivement, même si cette vidéo n'est pas très récente, l'inventaire est toujours d'actualité !


Comme vous pourrez le constater nous avons un président qui a floué la majorité du peuple français, heureusement certains comme vous, moi avions compris à qui nous avions à faire. Depuis cette vidéo rien n'a changé ! 
Il faut savoir pour l'avoir entendu à la radio lors d'une chronique, tous les courriers  qui sont envoyés à l'Elysées par le citoyen, passe par un bureau qui filtre, donc nous n'avons pas la certitude d'être pris en considération. Ce gouvernement depuis le début continue de se moquer et mépriser le peuple !


Petite rose sur la surface blanche, Petite rose sur la surface blanche,
                                                         

samedi 21 juin 2014

La Rose et le Lys: La Rose et le Lys: LES APPARITIONS MARIALES EN FRANCE




Chers amis pèlerins je continue à semer mes petits cailloux vers les derniers lieux d'apparitions de Notre Bonne Mère ! Nous sommes à St Bauzille de la Sylve en région Languedoc-Roussillon                         
                                                   
                                                                            PORTE DU VILLAGE


La Vierge Marie y est apparue deux fois en 1873. C’est une belle histoire, une histoire vraie, qui nous concerne tous. 

Nous sommes en 1873, le 8 juin, dimanche de la Sainte Trinité. Auguste Arnaud travaille dans sa vigne depuis 5 heures du matin. Journalier pendant la semaine, il travaille pour lui, dans sa petite vigne, le dimanche,  afin de pouvoir subvenir à tous les besoins de sa famille. Auguste a trente ans, il est marié depuis six ans et il a deux enfants.

Première Apparition : dimanche 8 juin 1873 

C’est le dimanche, fête de la Sainte Trinité, mais cela ne l’empêche pas de travailler. Ce n’est pas un mauvais chrétien, loin de là, il va souvent à la Messe le dimanche. 
Après avoir travaillé pendant deux heures, Auguste Arnaud s’assoit un moment pour se reposer et manger un peu. Il sort alors sa pipe pour fumer quand tout à coup il voit devant lui un personnage lumineux, une jeune femme toute vêtue de blanc. Elle porte une ceinture frangée et Sa tête est surmontée d’une haute couronne semblable à la mitre d’un évêque. Un grand voile blanc partant du sommet de la couronne L’enveloppe de toutes parts jusqu’aux pieds, couvrant même Ses mains croisées sur Sa poitrine. 

Le phylloxera, descendu du Rhône, est aux portes de la Vallée de l'Hérault. Le vigneron tout à ses pensées lorsque l'apparition se produit. "Cal ses bous ?" demande-t-il. "Sioi la sainta Bierja, lui répond-elle en langue d'Oc. Vous avez la maladie de la vigne. Vous avez abandonné Saint-Bauzille." La sainte Apparition lui demande de faire un pèlerinage à la chapelle Saint-Antoine et à Notre-Dame de Grâce puis de planter une croix au fond de sa vigne. Elle promet de revenir dans un mois. À ces mots, l’Apparition monte verticalement vers le Ciel comme un globe puis disparaît peu à peu. Après cette vision, Auguste laisse son travail, quitte sa vigne et rentre chez lui, le cœur illuminé d’un secret merveilleux. 
Auguste laissa immédiatement son travail et, rentré à la maison, raconta à son père ce qui  était arrivé. Les deux hommes se rendirent immédiatement au presbytère où ils furent reçus par le curé, l’abbé Coste, qui arrivé à Saint Bauzille depuis à peine deux mois, ne connaissait pas encore la famille Arnaud. Le curé écouta Auguste, hésita... Il était, par ailleurs, scandalisé qu’un chrétien osât profaner ainsi le dimanche...
L’entretien dura un quart d’heure. Finalement l’abbé Coste, rempli d’incertitudes, renvoya les deux hommes en leur recommandant vivement de garder le silence sur cette affaire. En s’en allant, Auguste Arnaud dit à son curé :
“Moi, je ne vous oblige pas à croire à tout ce que je viens de vous dire. La Sainte Vierge qui m’est apparue réellement (et je sais que je l’ai bien vue puisque je la voyais comme je vous vois... et que je l’entendais me parler comme je vous entends, vous, me parler), eh! bien, la Sainte Vierge m’a ordonné de venir vous le dire... et je suis content de vous l’avoir dit. Et si je fais tout ce qu’elle m’a ordonné de faire, je sais qu’elle reviendra me remercier comme elle me l’a promis.”
Dès le lendemain de l’apparition, Auguste s’appliqua à faire ce que la Sainte Vierge lui avait demandé:
            – il fit fabriquer une croix en bois qu’il installa à l’endroit indiqué par Marie. Mais le curé refusa de bénir cette croix.
            – le jeudi 12 juin, avec quelques membres de sa famille, Auguste Arnaud fit un pèlerinage à l’ermitage de Saint Antoine dont la chapelle avait été restaurée en 1867.
            – le dimanche 22 juin, il se rendit, encore accompagné de quelques parents, à Notre Dame de Grâce à Gignac.
            – le vendredi 4 juillet, il fit sceller, sur un piédestal en pierres de taille, une croix en fer, dorée et argentée, qu’il avait commandée à Montpellier, pour remplacer la croix de bois provisoire.
Auguste, ayant accompli tout ce que la Sainte Vierge lui avait demandé, n’avait plus qu’à attendre le rendez-vous fixé au mardi 8 juillet.


                                                       
                                                     
                                                                          NOTRE DAME DU DIMANCHE
                                                         
Voici en quels termes, Auguste Arnaud, en présence de la Commission ecclésiastique, raconta cette nouvelle Apparition.

"Elle eut lieu le 8 juillet, comme elle m'avait été annoncée. Mais j'ignorais l'heure à laquelle s'accomplirait cet événement. C'était un mardi. Je partis vers 4 h 30 du matin pour ma vigne et je travaillai jusqu'à 7 heures, selon que j'ai pu l'apprécier. A ce moment, j'étais à 45 ou 50 mètres de la Croix, lorsque tout à coup, à 2 mètres devant moi, j'aperçus de nouveau la personne de la première Apparition. A peine l'eus-je vue que, rapide comme l'éclair, elle fut sur la Croix, me trouvant toujours devant elle à la même distance de 2 mètres. Je ne sais, je ne puis comprendre comment je me suis trouvé là, ni comment j'ai parcouru la distance qui séparait le lieu où j'étais d'abord de la Croix au pied de laquelle je me suis ensuite trouvé."
Interrogé pour savoir si ses pieds ne furent pas embarrassés pendant cette marche rapide, Auguste répond qu'il n'a rien vu en ce moment autour de lui, absorbé qu'il était par cette Apparition.
"La Sainte Vierge, dit-il, avait les mêmes traits et la même expression que la première fois. Ses vêtements étaient de même forme, mais de couleur d'or, et paraissait encadrés dans une atmosphère lumineuse, dorée, de quelques centimètres de large ; sa figure était pleine de clarté, les mains, croisées sur la poitrine et sous le voile, étaient entourées d'un chapelet toujours de couleur d'or."
L'Apparition se plaça à l'extrémité supérieure de la croix et dit à Auguste, toujours dans la langue du pays :
"Cal pas trabaya lou diménché" : Il ne faut pas travailler le dimanche.
"Héroux lou que créido et malheroux lou qué créido pas" : Heureux celui qui croira et malheureux celui qui ne croira pas.
"Cal ana à Nostra-Dama de Gignac en processiou" : Il faut aller à Notre-Dame de Gignac en procession.
"Sérès héroux embé touta la familla" : Vous serez heureux avec toute votre famille.
"Alors, elle fit glisser le chapelet sur la main gauche et, de la main droite, elle donna la bénédiction à la foule, comme font les prêtres à la fin de la messe, en disant :
"Que cantou dé canticas" : Qu'on chante des cantiques.
"Et elle disparut de la même manière que la première fois."
Aussitôt, la foule en délire entonne le Magnificat et entoure le voyant : tous veulent le voir, le toucher. Protégé par son père et quelques amis, Auguste peut échapper à ces manifestations bruyantes.
Rentré chez lui, dit un témoin, Fournier, propriétaire à Saint-Bauzille, il embrasse sa famille et, tout rayonnant de joie, se retire dans sa chambre.
Quel est cet homme qui affirme avoir vu la Vierge et que la foule réclame avec un enthousiasme indescriptible ?

Auguste continua sa vie de vigneron en devenant un chrétien fervent et il mourut à l’âge de 93 ans.notre_dame_dimanche_06
Position de l’Église.
Après une longue enquête, Mgr de Cabrières autorisa, en 1879, l’érection d’un sanctuaire en l’honneur de la Très Sainte Vierge Marie. 

A cela, il faudrait ajouter tout ce que le magistère enseigne (et répète) au sujet du dimanche il assista à une Apparition de la Vierge qui descendit sur sa propriété
Sans hésiter une seconde, le pauvre bougre prit de panique, posa ses outils, s’agenouilla et fit mille excuses à la Messagère de Dieu.
Il entreprit la construction d’une chapelle sur sa propriété qu’il nomma : Notre-Dame-du-Dimanche

                                                                                                                     

Je remercie les différents sites qui m'ont permis d'ériger cette page !